Barbare

Avec chaque cicatrice vient une leçon

UNIVERS

Icône Barbare, personnage de Grandeur Nature

Le concept du barbare est aussi ancien que la civilisation elle-même, trouvant ses origines aussi loin dans les annales de l’Histoire que dans les mythes fondateurs de la grande cité d’Uruk, des milliers d’années avant que les Romains ou même les Chinois n’utilisent cette insulte pour décrire les peuples de leur périphérie.

Dans l’Épique de Gilgamesh, la plus ancienne histoire écrite de l’espèce humaine, nous sommes introduits au personnage d’Enkidu, un homme féral élevé par des bêtes sauvages, qui fait figure de contraste avec le héros Gilgamesh et ses qualités vertueuses. À la fois un rival et un compagnon, ce personnage existe pour mettre en évidence les normes de la civilisation. S’il n’est pas mauvais, Enkidu est incomplet, comme le croquis brouillon d’une personne. D’une certaine façon, il s’agit de l’essence du barbare : une caricature créée par des peuples plus populeux, plus influents et plus organisés pour dépeindre ceux qui ne partagent pas leur culture.

À travers le temps, le terme de barbare ou sauvage a été utilisé pour décrire des peuples aussi diversifiés que des chasseurs cueilleurs, des pasteurs nomades, des cavaliers des steppes, des pillards nordiques, des habitants du désert, des bergers montagnards et même de complexes sociétés agraires telles que les Celtes et les Iroquois. Comme descriptif, barbare semble en fait en dire plus à propos de ceux qui l’utilisent que ceux qui s’en font coller l’étiquette. Malgré tout, cet étranger imaginaire n’est pas sans forme, même s’il s’agit plus d’un mythe que d'une société réelle.

Deux représentations concurrentes dominent la vision du barbare à travers l’Histoire : le noble sauvage et la brute primitive. Le premier est un mythe idéalisé, un être pur de la teinte et des vices de la civilisation, vertueux et émancipé, rendu fort de corps et d’esprit par une vie simple et rude en contact avec la nature. Le second est une créature à peine humaine, un être de violence aveugle, amoral, à la merci de ses pulsions primales destructrices, dont l’esprit est infesté par des coutumes cruelles et des superstitions rétrogrades.

Ce barbare sanguinaire existe pour inspirer la peur ou justifier la subjugation. Si ces deux visions sont toujours importantes, le barbare de l’imaginaire contemporain est pour ainsi dire la synthèse de ces idées contraires, comme incarné par la figure célèbre de Conan, certainement violent et brutal, mais aussi héroïque et inspirant.

Personnages

En grandeur nature, les personnages barbares peuvent être très variés, une conséquence du thème large auquel ils sont associés. Les plus iconiques d’entre eux s’inspirent librement de l’histoire ou de la mythologie, des légendes de guerriers féroces rendus incroyablement agressifs par la rage ou des substances psychotropes, comme les berserkers vikings ou les frénétiques guerriers de guède des Pictes. Il existe également une importante influence férale, avec les barbares bestiaux et primaux représentant une portion significative du genre dans la fantaisie, allant aussi loin qu’à alluder aux hommes des cavernes. Si les barbares ne sont pas toujours tribaux, les modes de vie nomade ou chasseur-cueilleur représentent clairement un élément typique, que la tribu proviennent des montagnes gelées, des jungles ou des forêts anciennes.

Si les barbares ne sont jamais totalement dans leur élément au sein de la civilisation et des centres urbains, ces personnages n’y sont pas nécessairement étrangers. Les barbares peuvent être l’occasion d’explorer le concept de l’exilé et des personnages antisociaux ou marginalisés ayant fui les contraintes oppressantes de la civilisation. Des histoires de crime, de discrimination et de révolte peuvent avoir poussé un individu dans la périphérie, forçant une vie dure dans la nature, à vivre de la terre ou du pillage à titre de bandit.

Dans tous les cas, le conflit avec la civilisation est un thème central qui devrait toujours être considéré lors de la création d’un personnage de barbare, lequel peut avoir une opinion forte des gens qui proviennent des grands empires et de leurs villes. Ils peuvent voir les paysans et les fermiers comme faibles et domestiqués, le bétail servile d’une classe dirigeante indigne et opulente. De la même façon, les barbares peuvent percevoir les citadins comme mous et moralement corrompus, coupés de leur lien avec la nature et se cachant lâchement derrière leurs murs et leur or. Les nations et royaumes civilisés peuvent être vus comme des menaces existentielles, une vague essayant d’assimiler leur peuple ancestral et de piétiner les terres de leurs aïeux. Au contraire, la civilisation peut aussi être une proie facile, un gibier bien gras et mûr pour le pillage.

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Costumes

Les barbares sont avant tout des combattants. S’ils peuvent aussi être des chasseurs, des chefs, ou avoir une occupation quelconque au sein de leur tribu ou clan, ces personnages sont avant tout connus pour leurs prouesses au combat. L’agression est universellement priorisée sur la défense, et toute armure portée devrait généralement être légère ou inexistante, avec le cuir comme type le plus fréquent. La maille peut parfois être vue, mais toute armure de plaque devrait être rare et sévèrement usée par les rigueurs du combat, comme un butin ramassé sur le corps d’un ennemi.

Des armes brutales et intimidantes sont généralement le choix le plus intuitif, que l’on parle d’épées à deux mains, de grandes haches, d’immenses marteaux de guerre ou de lourds gourdins. Le combat à deux armes est aussi assez commun pour les barbares plus agiles et frénétiques, la paire de haches étant un classique de la fantaisie. Les boucliers quant à eux sont possibles, mais comme pour les guerriers celtes et féroces zoulous, ils servent toujours à compenser un manque d’armure, jamais à adopter un style de combat défensif.

Les vêtements et accessoires des barbares peuvent varier largement selon leur histoire et le type de culture d’où ils proviennent, mais un bon point de départ est souvent une paire de brassards, lesquels sont associés aux prouesses martiales et à la force. Des trophées divers sont également un excellent choix, que ce soit des colliers d’os, des dents, des griffes, ou des pièces plus sordides comme des oreilles, des crânes et des scalps. Si le climat le permet, des fourrures sont aussi idéales pour donner un aspect sauvage et impressionnant à un costume, particulièrement lorsque jetées sur les épaules.