Croisades

L'espoir est éternel, même pour les croisades sans espoir.

UNIVERS

Croisades, inspiration de Grandeur Nature

Étirée entre les 11ème et 13ème siècles, la période connue comme les Croisades occupe le centre de l’époque médiévale, ayant couvert la consolidation du système féodal et la dernière poussée du Christianisme en Europe. Rendues célèbres par les guerres et invasions successives entourant la Terre Sainte et Jérusalem, les Croisades incluent également des conflits contre les États islamiques d’Al-Andalous dans la péninsule ibérique et des conquêtes envers des peuples païens dans le Nord de l’Europe et les Baltiques.

Les Croisades sont un sujet controversé, mais il est raisonnable de dire que ces guerres étaient loin d’être limitées à des questions religieuses. Il y avait des terres à conquérir, des trésors à piller et du prestige à gagner sur les champs de bataille, que ce soit en Terre Sainte ou ailleurs. Particulièrement pour les seigneurs des États Croisés comme le Royaume de Jérusalem, les Croisades étaient moins à propos de rependre l’influence du Christ ou de combattre les Sarrasins. Les priorités étaient plutôt de consolider leur pouvoir, faire du commerce et maintenir de bonnes relations locales. La foi est une justification comme les autres pour la guerre et cette excuse a clairement eu un grand succès à attiser la ferveur de chevaliers, nobles et roturiers à travers l’Europe pour rejoindre les Croisades. Mais en pratique, la politique des États Croisés était extrêmement pragmatique et les états islamiques voisins se transformaient régulièrement d’ennemis en partenaires et parfois même en alliés contre des rivaux Chrétiens.

En effet, il y avait de constantes luttes de pouvoir entre les Croisées, divisés entre des lignes de nationalités, d’allégeances dynastiques ou par leurs visions concurrentes pour la Terre Sainte.

Les Croisés nouvellement arrivés étaient souvent zélés et plus militaristes, causant de nombreuses confrontations avec les nobles locaux qui avaient appris la tolérance et les compromis après des années à régner sur les populations diversifiées du Levant, mariant des locaux et négociant avec des dirigeants respectés et magnanimes tel que Saladin. De nombreux ordres religieux militants rivalisaient aussi en influence. Que ce soit les Chevaliers Teutoniques, les Templiers ou les Hospitaliers, leurs querelles intestines causaient fréquemment de l’instabilité, sans compter les occasions où ils jetaient de l’huile sur le feu de par leur fanatisme.

La vision populaire des Croisades avance une trame narrative de choc des civilisations entre le monde islamique et les Chrétiens d’Europe, mais c’était aussi une période d’effervescence culturelle et d’échange, avec des marchands ramenant avec eux d’anciens savoirs et des technologies nouvelles vers l’Europe. Comme bien souvent, la réalité est bien plus nuancée. Ce qu’il reste toutefois de cette période historique est un récit, un mythe puissant parlant de guerriers saints combattant pour le salut et la foi dans des terres étrangères. Ce mythe et ses symboles ont laissé une marque indélébile dans notre perception du Moyen ge et même dans la fantaisie en général.

Personnages

Les Croisades ont assisté à l’émergence des ordres religieux militaires à travers l’Europe. Ces guerriers saints et combattants de la foi sont devenus si iconiques qu’ils sont aujourd’hui presque synonyme de cette période historique, leur image étant souvent la première chose qui vient à l’esprit. En grandeur nature, n’importe quel personnage de templier dogmatique, d’inquisiteur fanatique ou de prêtre zélé s’inspire un peu de cette image des Croisades pour influencer son jeu, consciemment ou non. Mais au-delà du stéréotype, ces célèbres ordres croisés faisaient plus que combattre les infidèles et chercher à conquérir Jérusalem. Ils protégeaient les pèlerins des bandits et des menaces de la route ou prenaient même en charge des soins aux démunis, comme les hôpitaux pour lépreux de l’Ordre de Saint Lazare.

S’inspirer des Croisades pour vos personnages de GN signifie souvent de combiner la foi avec une vocation martiale ou militante. À l’époque, la façon qu’avaient les Croisés d’entremêler l’aspect militaire et religieux était unique, ne trouvant pas d’analogue comparable même chez leurs adversaires du monde musulman, lesquels voyaient la ferveur des Templiers et autres chevaliers croisés comme impressionnante, même si troublante par leurs standards plus tolérants. Une autre source d’inspiration repose dans le thème de la rédemption, jouant un personnage ayant embrassé les Croisades pour racheter des transgressions passées ou pardonner ses pêchés. Cette idée d’un personnage imparfait peut aussi servir à incarner un chevalier immoral dont la foi sert seulement de prétexte pour justifier sa cruauté ou servir ses ambitions.

Une autre façon de voir les Croisades est à travers une lentille de voyage et d’échange culturel. Plutôt que de jouer un fanatique fermé d’esprit, un personnage de Croisé pourrait très bien être un libre penseur, critique des dogmes et des idées rétrogrades, rendu tolérant par ses expériences et les amitiés qu’il a pu nouer avec des étrangers. C’est le cas du personnage de Robin des Bois dans l’adaptation de 1991, qui est revenu des Croisades avec un ami et compagnon sarrasin, Azeem.

Inspirées des Croisades

Armes en mousse

Toutes les armes Croisades

Armures de GN

Armures en métal, cottes de maille & gambison

Toutes les armures Croisades

Costumes

Les inspirations de costumes pour les Croisades ont quelques éléments clés. Pour les soldats, sergents d'armes et chevaliers, il n’existait pas d’armure de plaque à cette époque, mis à part les fameux heaumes portés par de nombreux Croisés. La cotte de mailles était de loin l’armure dominante, souvent portée longue sous forme de tunique avec un gambison en dessous pour protéger des impacts comme du métal brûlant. Un tabard était habituellement porté par-dessus cette armure, souvent aux couleurs d’un ordre militaire. De longues ceintures à nœud enserraient la taille, supportant une portion du poids des cottes de mailles et rendant le tout plus confortable.

Les Croisés avaient aussi tendance à emprunter des vêtements aux habitants locaux, utilisant par exemple des grands foulards comme les nomades du désert pour se protéger des éléments. Évidemment, la croix était un symbole incontournable, décorant vêtements et accessoires et étant présente sur la plupart des armoiries. En GN, le symbole peut être différent, mais tout Croisé devrait avoir un équivalent visible sur son tabard et ses accessoires.

En termes d’armement, les Croisades ont eu lieu pendant l’âge d’or de l’épée chevaleresque, une arme longue à une main qui était la favorite des nobles et des chevaliers. Les lances, haches et masses étaient aussi très populaires et formaient le gros de l’arsenal des soldats du rang à l’époque, souvent combinés avec de grands boucliers en feuille, ou écus, lesquels étaient souvent utilisés pour former des murs du bouclier contre les dangereux archers de cavalerie orientaux.