Magie Haute

Dévoilez les secrets des arcanes

UNIVERS

Badge Collection Divin

Si de nombreuses images rivalisent lorsque vient le temps d’imaginer à quoi ressemble la pratique de la magie, une représentation familière domine probablement toutes les autres lorsqu’il est question des arcanes et de ses secrets.

Le portrait d’un vieux magicien, entouré de piles de tomes anciens et de parchemins effrités, un sage érudit dédié à ses recherches, pourrait être l’une des images les plus iconiques d’un utilisateur de la magie. Loin d’être un simple cliché de la fantaisie, cette représentation trouve ses racines dans l’Histoire, à une époque ou l’ésotérisme et les premiers balbutiements de la méthode scientifique se sont associés pour donner naissance à une doctrine connue sous le nom d’Hermétisme.

L’Hermétisme a connu ses origines pendant l’Antiquité, mais a fait résurgence vers la fin du Moyen Âge et la Renaissance, devenant une philosophie influente entre le 14ème et le 17ème siècle. Cette approche était marquée par une croyance en des lois universelles qui régissent aussi bien le monde matériel que spirituel et se trouvait ainsi souvent à la croisée des chemins entre la rationalité pure et la foi ésotérique. Dans la tradition hermétique, la nature est étudiée à travers des observations, expérimentations et illuminations. L’objectif est alors de découvrir des mystères invisibles, de trouver les interactions qui dictent les lois naturelles et finalement d’utiliser ce savoir pour plier la réalité.

Cette approche pragmatique de l’ésotérisme était étroitement liée avec l’émergence des disciplines scientifiques. De nombreux scientifiques de l’époque ont participé à son développement, ou s’en sont inspirés pour leurs recherches. Malgré la tiédeur de l’Église et de la foi chrétienne vis-à-vis certains aspects de l’Hermétisme, la pratique jouissait d’un traitement privilégié comparativement à d’autres formes d’ésotérisme, étant considérée comme de la ‘’Haute magie’’ respectable et exempte des influences profanes de la sorcellerie et des rites païens. Si des ordres occultes ont été formés, ce n'était pas autant pour fuir l’Inquisition que pour protéger leurs précieux secrets et la sérénité de leurs recherches.

La pratique magique de l’Hermétisme était centrée autour de l’alchimie, de l’astrologie et de la théurgie. Elle impliquait la transmutation, la médecine, l’étude des astres et la conjuration de créatures divines et d’esprits élémentaires. Cette forme de magie était hautement méthodique et nécessitait des études significatives et des expérimentations pour créer des rituels et formules complexes.

Personnages

La dimension académique de la haute magie et la complexité de sa pratique ne sont pas dûs au hasard. Dès ses origines, cette forme d’ésotérisme était surtout présente dans des cercles riches et hautement instruits, parmi la noblesse et les savants. Dans la fantaisie, cette relation entre la haute magie et les élites s’est traduite par la magie arcanique, cette dernière étant souvent présentée comme le domaine des classes supérieures ou encore perçue comme une forme plus raffinée et plus prestigieuse de magie.

En grandeur nature, un magicien, ritualiste ou tout autre intellectuel arcaniste pourrait très bien entretenir des préjugés envers la sorcellerie, le mysticisme et l’occultisme comme des formes amateures de magie, teintées par des rites ridicules et des superstitions paysannes.

Un tel personnage pourrait aussi se trouver frustré, voire inquiet du manque de méthode ou des pratiques moins académiques des autres utilisateurs de magie, voyant un tel laisser-faire comme dangereux ou suspect. Cette attitude élitiste pourrait même teinter sa perception des gens du commun, qui sont après tout terriblement ignorants des forces invisibles qui régissent le monde. Ce même personnage pourrait s’être trouvé une place à la droite d’un noble ou d’un personnage influent, prodiguant conseils et expertise en échange du partage du pouvoir.

Bien entendu, appartenir à la haute magie n’implique pas forcément d’être condescendant ou de flirter avec le monde des puissants. La magie arcanique est souvent plus acceptée, offrant la possibilité à ses utilisateurs de s’afficher plus publiquement et d'utiliser leurs talents pour le bien commun ou pour avancer la connaissance. Un aspect plus bénéfique de ce type de personnage trouve sa racine dans des archétypes tels que ceux du modeste apprenti, de l’érudit excentrique ou du chercheur passionné. Aussi, les arcanistes ont souvent des liens avec des institutions qui dépassent leur simple personne, étant souvent associé à un ordre ou une école de magie.

Grande sélection de grimoires

Découvrez la sélection

LE LOCKER DE DAVY JONES

Transmettre les connaissances avec les parchemins

Découvrez la collection

Costumes

En grandeur nature, arcanistes, magiciens et ritualistes sont souvent immédiatement reconnaissables par leurs costumes, lesquels comportent généralement des toges, des robes, de longs manteaux ou des capes et capuchons. Ces vêtements amples rappellent les tenues scolastiques et le monde académique. À ces vêtements iconiques s’ajoutent généralement une abondance d’accessoires associés à la magie : tomes, grimoires, parchemins, formules, symboles mystiques, runes et potions, parmi les plus typiques. Évidemment, les couvre-chefs sont aussi un classique, le chapeau de sorcier n’étant que le plus classique des options ouvertes à ces personnages excentriques et uniques.

L’idée derrière un costume de magicien est surtout de rendre évident en un seul coup d'œil que l’on a affaire à un expert des arcanes. Ces ensembles servent à afficher son statut et ses talents, à se distinguer des masses ordinaires et des lanceurs de sorts plus sinistres qui doivent souvent dissimuler leurs talents. C’est pourquoi la modération est généralement mal avisée. La praticabilité n’est pas aussi importante pour ces érudits et savants de la magie, qui vont probablement préférer porter encore plus de parchemins, fioles et symboles. Dans un même ordre d’idée, il est avisé de considérer des couleurs vives et vibrantes qui sauront donner une apparence plus riche et impressionnante à un tel costume.

Si jamais un magicien ou une alchimiste doit se rapprocher de l’action, ces personnages sont mis face à un compromis et doivent trouver des façons de combiner leur équipement de combat avec leur science. Un bâton peut ainsi être à la fois un catalyseur magique et une arme d’autodéfense. Une épée ou une dague se verra marquée de runes de pouvoir ou utilisera des matériaux surnaturels. Toute armure si elle existe représente une surface de plus sur laquelle fixer des accessoires ou graver des formules magiques.